Ventilation

Pourquoi ventiler ?

La ventilation a pour but d’assurer le renouvellement d’air d’un logement, afin d’apporter de l’oxygène et d’évacuer odeurs, polluants, humidité générés par les activités humaines dans le bâtiment.

Réglementation

Le Deuxième arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements (JO du 27/03/82 / art. RIII-9 du CCH) exige :

l’aération permanente et générale des locaux. Elle peut être soit naturelle (par des ouvertures au niveau des fenêtres et murs) soit mécanique (VMC).Néanmoins la façon la plus sûre de respecter le débit d’air règlementaire est d’installer une VMC. La circulation d’air doit se faire depuis des entrée d’air dans les pièces principales jusqu’à des sorties, dans les pièces de service (telle que les salles de bain, les cuisines, les cabinets d’aisance etc…)

En cas d’installation d’appareils à combustion dans un logement, un système d’aération doit être suffisant pour assurer les débits nécessaires à leur bon fonctionnement.

Dans le cadre de la maîtrise de l’énergie :

La réglementation n’exige pas d’extraction mécanique de l’air, mais ce type d’installation est fortement recommandé pour réduire les pertes de chaleur l’hiver. De plus, elle autorise les ventilations économes, permettant de diviser par 2, ou plus, les dépenses de chauffage dues au renouvellement d’air.

Modes d’extraction

Pour les bâtiments de conception ancienne, on « comptait » sur les imperfections d’étanchéité pour assurer le renouvellement d’air. Le moyen était hasardeux, non contrôlé. Puis, l’évolution de la réglementation sanitaire et de la construction a imposé la ventilation naturelle, par des grilles basses et hautes, dans les cuisines, salles de bain et WC, dites « pièces humides ». Mais, du fait du tirage thermique le renouvellement d’air était insuffisant en été, et trop important en hiver, d’autant plus que la température extérieure était basse. Les déperditions thermiques se trouvaient alors fortement augmentées. Pour cette raison la ventilation naturelle est déconseillée dans le cadre de la maîtrise de l’énergie.

Aujourd’hui, la solution la plus couramment employée est l’extraction mécanique par VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée). Un ventilateur extrait l’air intérieur vers l’extérieur via un réseau de gaines. Dans le même temps l’air froid s’infiltre par des entrées d’air situées dans les pièces sèches (chambres, salon,…). Le débit d’air reste le même quelles que soient les conditions extérieures. Il faut dans ce cas bien dimensionner l’installation et trouver le compromis entre renouvellement d’air suffisant et déperditions de chaleur minimales. Le coût d’une installation complète de VMC simple flux est de l’ordre de 400€ pour un logement neuf.

Il existe également des VMC hygroréglables. Le débit varie avec l’humidité de l’air donc avec le nombre et l’activité des occupants (par exemple lorsqu’un occupant prend une douche, le débit de la ventilation augmente). Leur coût est de l’ordre de 700€. Elles permettent des économies d’énergie de l’ordre de 7 à 12% sur la ventilation par rapport à une VMC simple.

Par ailleurs d’autres systèmes existent tels que :

la ventilation mécanique répartie (VMR) adopte le même principe que la VMC :
l'air est balayé depuis les pièces de vie jusqu'aux pièces de service d'où il est rejeté par des aérateurs individuels. Souvent utilisée en rénovation quand l’installation d’une VMC est trop problématique car ce type de ventilation ne nécessite pas de passage de gaines.
la ventilation mécanique par insufflation (VMI) :
le principe est l’exact opposé de la VMC. Le ventilateur aspire l’air extérieur et l’injecte à l’intérieur. Le bâtiment se retrouve alors en surpression.

Les ventilations économes

Il existe également deux systèmes permettant de réduire de 40 à 70% les déperditions de chaleur par renouvellement d’air : il s’agit notamment de la ventilation double flux avec échangeur et du puits canadien pour la prise d’air neuf.

La ventilation double-flux :
Ce système permet de récupérer la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. L’installation nécessite donc un échangeur thermique et dans la plupart des cas un double réseau de gaines. Pour ces raisons son prix est beaucoup plus important. Ce système permet de récupérer jusqu’à 90 % de l’énergie contenue dans l’air vicié, à condition d’avoir une bonne étanchéité à l’air du bâtiment. En ce sens ce type de ventilation est plutôt installé dans les constructions neuves, là ou l’étanchéité à l’air est traitée.
Le puits canadien :
il s’agit d’un système géothermique dit de surface en faisant entrer l’air extérieur dans un tuyau à 1,5 mètre de profondeur dans la terre, où la température est fraîche en été et douce en hiver. Ainsi les besoins de chauffage liés au renouvellement d’air des locaux sont alors limités et le maintien hors-gel du bâtiment peut être assuré. En été, l’air extérieur profite de la fraîcheur du sol et permet au bâtiment de bénéficier d’une climatisation passive.

L’investissement est faible, il se limite en général aux travaux de terrassement effectués par le propriétaire. Compter à peu près un investissement entre 1500 € et 3000 €.

L’installation d’un puits canadien nécessite le creusement d’une tranchée de 30 à 40 mètres de long pour introduire un tuyau d’environ 20 cm de diamètre. Un ventilateur de puissance électrique modérée assure la circulation d’air. Le choix du tuyau est important, car il convient de garder à l’esprit que l’ensemble de l’air que vous allez respirer transite par cette canalisation, aussi privilégier soit des gaines annelées en PE pour puits canadien, soit des canalisations en polypropylène soit du grès vitrifié.

Par ailleurs il existe également des puits canadiens hydrauliques, c'est-à-dire que ce n’est plus de l’air qui passe par le tuyau enfoui sous terre, mais de l’eau glycolée qui circule sur boucle fermée. Un des avantages principaux de ce système est qu’il évite des remontées de radon, gaz assez fréquent dans notre région et qui peut poser de graves problèmes de santé.

Réglementations

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